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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 07:42

 

Si j'étais Orphée et que tu étais Eurydice, je n'attendrais pas que tu sois morte pour descendre auprès d'Hadès et le supplier de te rendre. J'irais le voir avant et je lui demanderais de te laisser auprès de moi, et s'il fixe comme condition de ne plus jamais te voir, je me crèverais volontiers les yeux, plutôt vivre à jamais dans les ténèbres avec toi qu'en pleine lumière sans toi.

 

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 08:44

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http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQkC8IOOz1aimLdqhyKdPdkIRJVu93IG4R55DRHfIyj1yxgs5vxsQFafnir était le dernier-né d’une portée de chiots, il était le plus petit et le plus chétif, mais il devint rapidement le plus grand et le plus fort. Alors que les autres tétaient encore leur mère il ressentit le besoin de nourriture solide ; il dévora d’abord ses frères les uns après les autres, puis quand il n’eut plus de frères, il dévora sa mère.
Après avoir mangé ses frères et sa mère, il dévora les maîtres de la maison, puis il dévora les animaux domestiques. À mesure qu’il mangeait, il devenait de plus en plus grand et dehttp://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRLKJdWyW0YnPFgoNTYcpQHTbmWMF4f6y_p1bYA_tWE3Oj5mGZmJA plus en plus fort, et son appétit croissait en proportion de sa taille. Finalement, il avait tellement grandi qu’il ne tenait plus dans la maison, alors il sortit pour chercher de la nourriture.
Fafnir dévora tous les êtres vivants qui croisaient sa route, ce qui le fit grandir au point que sa tête atteignait le ciel. http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQoO1z62vbWyvkYQ0kNRB6rSWdQ7GuRpLu5-tk7aopLYEa2SdU-FASon museau se trouvait sur l’orbite de la lune, quand elle fut à sa portée, il la dévora  d’un seul coup de mâchoire. Comme il la trouva bonne, il remua la queue de satisfaction, chassant les étoiles du firmament comme de la poussière.
À un moment, il eut soif, il se désaltéra en lapant l’eau de l’Abîme qu’il vida en quelques coups de langue. Puis il eut besoin d’uriner, il leva la patte et se http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTPtQ5MWV02UCCAiO6YadRbZ66lDuat8I4TYRMo6W7P0c1G_Qmd7Qsoulagea sur le soleil qui s’éteignit en crépitant.
  Il eut besoin de déféquer, il s’accroupit et sortit des étrons qu’il projeta loin derrière lui  avec ses pattes arrières. Fafnir dispersa ses étrons sur toute la terre, et leur pestilence empoisonna le sol et l’air.

 

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Il n’y avait plus un seul être vivant, Fafnir les avait tous mangés.
Il n’y avait plus de lune dans le ciel nocturne, Fafnir l’avait dévorée.
Les ténèbres régnaient, Fafnir avait éteint le soleil en urinant dessus.
Il n’y avait plus d’étoiles au firmament, Fafnir les avait dispersées en remuant la queue.
Il n’y avait plus d’eau dans l’Abîme, Fafnir l’avait engloutie.
La terre était stérile et l’air empoisonné à cause de la pestilence des étrons de Fafnir.

 

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loup-qui-dort.jpgAlors Fafnir eut sommeil, il tourna plusieurs fois sur lui-même, faisant trembler le sol à des milliers de lieues alentours, au point que les collines et les montagnes s‘effondrèrent, il se coucha et s’endormit.
Il dormit mille ans, puis il grogna. Il dormit encore mille ans puis il agita ses pattes. Il dormit mille ans encore puis il loup-qui-dort-copie-1.jpgpoussa une plainte.
Fafnir dormit mille ans, et mille ans encore, et encore mille ans des milliers de fois, tantôt grognant, tantôt agitant les pattes, tantôt poussant des plaintes dans son sommeil, et durant tous ces millénaires, la vie renaquit sur la terre.
L’air et le sol s’assainirent, des êtres vivants recommencèrent à s’ébattre, l’Abîme se remplit à nouveau et les rivières se  http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRWEr-lE3JsLeFFUs-H6--77Y8v7Vyko-uuyKbzrlrYLyDp2LSLMwremirent à couler et les océans à se remplir. Une nouvelle lune était apparue dans le ciel nocturne, les étoiles avaient repris leurs places dans le firmament et le soleil se ralluma.
http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRCLRNFCUeeqxjCL8jpaekA3gG-FWvCT5bSfdGTBza6FgCaAultPour la première fois depuis très, très longtemps, le jour se leva, la lumière avança, elle atteignit la tête de Fafnir, s’immisça entre ses paupières et le réveilla. Il se redressa et se gratta l’oreille avec sa patte arrière, faisant trembler le sol et la voute céleste, puis il se leva d’un bond et se mit à japper en tirant la langue ; il avait faim.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 15:14

césarCésar  détruisit Carthage, puis il attela des bœufs à une charrue dont il remplaça le soc par une épée et, comme un laboureur creuse des sillons dans un champ, il creusa des sillons dans les ruines de la cité.

Ensuite, il mit un grand chapeau de paille sur sa tête, chargea un sac à semences rempli de sel sur son épaule, et avec de larges gestes sema ce sel dans les sillons.

Alors vint la pluie qui fit lever sa sinistre culture, il prit donc sa faux et récolta le blé de la désolation. Il le passa au moulin pour en faire de la farine, il pétrit la farine pour en faire du pain et il distribua ce pain à toutes les nations.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 21:15

 

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Pierrot était un orphelin, enfant chétif et sensible. Il était gentil, mais tout le monde le trouvait un peu trop rêveur. Colombine était une jeune bergère, fille d’un berger et d’une bergère, qui menaient une vie austère pleine de moralité.
Pierrot et Colombine s’aimaient, mais les parents de Colombine voyaient cet amour d’un mauvais œil. « Ce garçon n’est pas sérieux. » disaient ils à leur fille, ils auraient préféré qu’elle tombe amoureuse d’un fils de fermier, avec qui il y aurait plus d’avenir. Quant à Pierrot, ses tuteurs et ses tutrices lui disaient que Colombine était trop bien pour lui.
Mais ces deux enfants n’écoutaient pas la voix de la raison, ils se retrouvaient en secret le soir, et Pierrot racontait de merveilleuses histoires à Colombine. C’est pour cela qu’elle l'aimait, d’ailleurs, peu lui importait qu’il fut riche ou pas, viril ou non, il la faisait rêver, c’était tout ce qui comptait.

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTorENXH2GDznemdn3BriAOm4quXH3DlFtPMMtv1MSD_eaQ6-jTzA

 

Pierrot racontait souvent des histoires sur la Lune, il en parlait comme s’il y avait été, et Colombine l’écoutait des heures durant, les yeux émerveillés. Les soirs de pleine lune, il lui montrait des endroits de l’astre et lui décrivait ce qui s’y trouvait : « Tu vois cette tâche sombre ? C’est la Mer de la Tranquillité, dedans, il y a des sirènes qui y vivent, et qui chantent à longueur de journée. En haut, il y a des prairies ensoleillées couvertes de fleurs multicolores, que butinent les abeilles, les papillons, et où s’ébattent les cabris et les lapins. À droite, sur le bord de la Mer, il y a une ville peuplée d’hommes et de femmes ailés aux plumes blanches comme celles des cygnes, il se promènent en planant dans le ciel de la Lune, ils vivent tous dans la paix et la sérénité.


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Sur l’autre rive de la Mer, il y a une forêt enchantée, où vivent des créatures fabuleuses comme des licornes, des griffons, des centaures, des dragons, ainsi que elfes, des farfadets et des fées. Tout en bas, il y a le palais du Roi de la Lune, bâti avec des blocs de diamants. »
Et ainsi de suite des nuits durant, et Colombine ne cessait de l’écouter, ayant foi en chacune de ses paroles, elle admirait son Pierrot qui savait tant de choses.
Un jour, les parents de Colombine décidèrent de lui faire épouser le fils d’un éleveur de la région, qui était riche et influent. Ils estimaient qu’il était plus digne d’elle que ce bon à rien de Pierrot, le mariage allait avoir lieu imminemment, dans les deux ou trois semaines à venir.
Colombine était désespérée, elle aurait voulu mourir. Le soir, elle retrouva Pierrot comme d’habitude et lui annonça la terrible nouvelle en sanglotant.
Pierrot garda son calme, et en la serrant contre lui, il lui dit :
« N’aie pas peur, ma douce Colombine, nous allons nous enfuir tous les deux, et on ne nous retrouvera jamais. »

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« Où allons nous aller ? » demanda Colombine.
En réponse, Pierrot leva le doigt vers la Lune.
« La Lune ? » S’écria Colombine. « Comment allons nous y aller ? »
« L’Enchanteur Merlin m’emploie comme homme à tout faire, c’est moi qui nettoie son laboratoire et ses instruments. J’ai aussi accès à sa bibliothèque, quand il n’est pas là, il m’arrive de lire les ouvrages interdits, et j’en connais un qui pourra nous être utile. Retrouvons nous ici demain soir. »

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« Où allons nous aller ? » demanda Colombine.
En réponse, Pierrot leva le doigt vers la Lune.
« La Lune ? » S’écria Colombine. « Comment allons nous y aller ? »
« L’Enchanteur Merlin m’emploie comme homme à tout faire, c’est moi qui nettoie son laboratoire et ses instruments. J’ai aussi accès à sa bibliothèque, quand il n’est pas là, il m’arrive de lire les ouvrages interdits, et j’en connais un qui pourra nous être utile. Retrouvons nous ici demain soir. »


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« Verrons nous les hommes et les femmes ailés ? » demanda Colombine.
« Bien sûr que nous les verrons ! » répondit Pierrot en lui prenant la tête entre les mains, « nous rencontrerons aussi le Roi de la Lune, dans son palais bâti avec des blocs de diamants. Et nous visiterons la Lune en chevauchant des licornes. » Ajouta-t-il. Colombine lui sourit et lui dit :
« Vas y ! »
Pierrot traça une figure ésotérique sur le sol, il se plaça au centre avec Colombine en la tenant par la main, et il lut une longue incantation en latin dans le livre. Alors le vent se leva, soufflant doucement au début, puis de plus en plus fort, jusqu’à devenir violent. Il s’enroula autour de Pierrot et Colombine, et ils disparurent tous deux dans un éclair. Puis le vent retomba soudainement, et le calme revint dans la campagne.


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Un instant plus tard, grâce à l’incantation du grimoire de Merlin, Pierrot et Colombine se matérialisèrent sur la Lune. Mais la Lune n’était pas ce paradis dont-ils avaient rêvé pendant tant de nuits, ils ne trouvèrent pas les prairies ensoleillées couvertes de fleurs multicolores ni la forêt peuplée d’animaux fabuleux, ni le lac où s’ébattaient les sirènes, ni la cité fantastique peuplée d’hommes et de femmes ailés, ni le palais du roi bâti avec des blocs de diamant.
À la place, il n’y avait qu’une étendue déserte à perte de vue, pas une seule fleur, pas un seul arbre, seulement une poussière grisâtre et des rochers nus.
Pierrot et Colombine n’eurent pas le temps de s’en rendre compte, car ils moururent instantanément par le manque d’atmosphère, le vide et le froid de l’espace les momifièrent en quelques secondes, déshydratant complètement leur corps, et leurs visages d’enfants si doux n’étaient plus que de hideux masques mortuaires.
Ainsi périrent Pierrot et Colombine, assassinés par une cruelle réalité.

 

 

 
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