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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 16:04

« Dis, çà fait combien de temps qu’on se connait ? »
« Je ne sais pas, depuis qu’on est gosses. »
« Oui… » Je hochai la tête. Simon continuait à jeter des cailloux dans l’eau. Nous étions assis sur le talus qui bordait la rivière pour bavarder, comme nous le faisons souvent. Il est vrai que je connaissais Simon depuis notre petite enfance, çà me semblait loin, trop loin par rapport à notre âge. Notre âge ? Justement, je lui demandai  :  « Çà te fait quel âge, maintenant ? » Simon réfléchit : « La cinquantaine, et toi, au fait ? » Je réfléchis à mon tour, et à ma grande surprise, je ne m’en rappelais plus.
« La cinquantaine aussi. » Répondis-je en fixant le vide. La cinquantaine, mais plus précisément ? Il me semblait que çà faisait une éternité que j’avais la cinquantaine. D’ailleurs, cette impression semblait générale ; à qui que ce fut qu’on demanda l’âge, invariablement, les réponses étaient « la vingtaine », «  la trentaine », « la quarantaine » etc. Personne n’était capable de s’attribuer un âge précis. Quand on demandait aux gens d’essayer de se rappeler, ils avaient le sentiment d’avoir « la vingtaine », «  la trentaine » ou « la quarantaine » depuis une éternité.
Je demandai à Simon : « Quel jour sommes nous ? » « Euh, mardi, je crois. » Répondit Simon.
« Mardi le combien ? »
« Je ne sais plus. »
« On est à quel mois ? »
Simon réfléchit, mais il abandonna : « Je ne sais plus non plus. »
« On est en quelle année déjà ? »
« 2000 quelque chose. »
« 2000 combien ? »
Simon semblait de plus en plus mal à l‘aise : « Je ne sais pas moi, tu m’emmerdes avec tes questions à la noix, 2020 quelque chose, ou 2030, qu’est-ce que tu en as à foutre ? » Sa voix commençait à trembler. Manifestement, il passait un moment pénible, car il était devenu tout pâle et il frissonnait.
Habituellement, personne ne se posait de question. Ou si on commençait à s’en poser, on abandonnait bien vite le fil de la réflexion, sans s‘en rendre compte. Je ne sais pas pourquoi, mais cette fois ci, je n’avais pas envie de l’abandonner, au contraire, je sentais le besoin impérieux de l’approfondir. C’était comme si je me réveillais et que tout le monde autour de moi dormait encore.
Je réalisai que notre vie quotidienne nous donnait une impression, non d’infini, terme que je trouve trop fort, mais d’infinité (il y a une différence subtile entre les mots infini et infinité, on ne peut la comprendre que par intuition, à vous de me comprendre par intuition). Tous nos gestes, tous nos actes ; se lever le matin pour aller travailler, rentrer chez soi le soir, diner en famille et regarder la télé avant de se coucher, on avait le sentiment que tout cela durerait à jamais, c’est pourquoi les dates, les âges n’avaient que peu d’importance, puisque chaque jour était le même que celui de la veille et celui du lendemain.
Il y avait d’autres choses qui nous donnaient cette sensation d’infinité, le climat par exemple : il semblait ne jamais changer, il n’y avait plus ni été ni hiver, ni printemps ni automne, il régnait une température moyenne dans laquelle on se sentait à l’aise, le soleil brillait tous les jours et il pleuvait de temps en temps, sans excès. Personne n’avait l’air de savoir quand ce phénomène avait commencé.
Il en était de même à propos de la situation politique internationale ; les conflits de toutes sortes avaient cessé sans que l’on s’en rende compte, et bien qu’il y eut encore des armées et des soldats, la guerre ne se pratiquait plus nulle part.
Les catastrophes naturelles et d’origine humaine avaient également cessé, on n’entendait plus jamais parler de tremblements de terre ou de volcans, et on ne déplorait plus d’accidents dans les centrales nucléaires ou les usines chimiques.
Pourtant, le monde n’était pas un endroit de rêve, la planète était en grande partie urbanisée, la grisaille du béton et la pollution régnaient partout, et pour la plupart, les gens menaient une existence difficile, où il fallait travailler dur pour gagner sa vie.
Soudain, une question me vint à l’esprit, ce fut comme une révélation : « Simon, te souviens tu de la dernière fois où tu as appris la mort de quelqu’un ou la naissance d’un enfant ? »
« Bien sûr. » Répondit Simon.
« Et c’était qui ? »
« C’était.. C’était… euh… » Simon bafouilla un instant. « C’était… je ne me rappelle plus. Et toi ? »
« Moi non plus. » Répondis-je. « Çà ne te semble pas bizarre ? »
« Je ne sais pas, moi, dit Simon, il n’y a pas eu de guerre depuis longtemps, la médecine a fait des progrès, quand aux enfants, peut être que c’est une période calme, une sorte d’anti-baby-boom ? »
« Çà n’explique pas tout, il y a toujours des maladies, normalement, il devrait y avoir des morts, il devrait aussi y avoir des naissances. Les seuls enfants que l‘on voit sont des adolescents, les plus jeunes n‘ont pas moins de douze ou treize ans.  »
« Peut être, mais çà ne me tracasse pas plus que çà. On ne va pas se plaindre si les gens meurent moins, quand même ? Et s‘il y a moins d‘enfants, ce n‘est peut être qu‘une impression, il doivent être chez eux ou dans des crèches. »
« Mais as-tu entendu parler de gens qui sont morts de maladie ou par accident dans ton entourage ? »
« Non, en général, les malades guérissent vite, et le gouvernement établit des règles de sécurité efficaces pour prévenir les accidents. »
Je sortis mon portable et composai un numéro.
« Tu appelles qui ? » Me demanda Simon.
« Un ami qui est chef de service à l’hôpital. »
Simon se mit à rire : « Çà te tracasse tant que çà ? Tu veux faire des statistiques ? »
Je lui fis signe de se taire quand j’eus mon correspondant en ligne : « Allo, Damien ? »
« Salut, me dit Damien en me reconnaissant, çà va ? Qu’est-ce qui t’amène ? »
« Je voudrais te demander un renseignement : combien de personnes sont décédées, et combien de naissances y a-t-il eu ces dernières années ? »
« Tu as de drôles de questions, je te reconnais bien là, répondit Damien en riant, attends, je regarde. » Je l’entendis tapoter son clavier d’ordinateur. « Attends. » Répéta-t-il.
Il tapota encore un moment sur son clavier, puis il me dit : « Étrange, je n’arrive pas à obtenir cette information, on dirait qu’au cours de ces trois dernières décennies personne n’est mort et aucun enfant n’est né dans cette ville. Je pousse mes recherches : on dirait que c’est aussi le cas dans le reste du pays. Attends… » Un moment de silence, puis : « Je n’en suis pas sûr à cent pour cent, mais je suis prêt à parier que la situation est la même dans le monde entier. »
Je fixai machinalement Simon pendant que Damien me disait cela, les yeux écarquillés. Simon, qui n’assistait qu’à la moitié de la conversation, ne comprenait pas de quoi il en retournait. Après avoir raccroché, je lui expliquai ce que m’avait dit Damien. Çà avait l’air de le laisser complètement indifférent. « En quoi çà t’inquiète que personne ne soit mort ni né ? » Me demanda-t-il. Je lui répondis : « Tu n’as pas l’impression qu’il se passe quelque chose de bizarre ? »
« Non ! » Répliqua Simon en ricanant. « Tu as encore fumé du shit, toi. »
J’explosai de colère : « C’est toi qui as fumé du shit pour ne pas comprendre ! »
Je me levai et partis, exaspéré. Simon essaya de me rappeler, mais je l’ignorai.

 

 

 

 

Je me rendis à l’hôpital pour retrouver Damien. Tacitement, il avait compris que j’arriverais. Il me fit entrer dans son bureau et referma la porte.
« Je suis content que tu sois venu, me dit-il, j’ai tenté d’en parler autour de moi, mais tout le monde a l’air de s’en foutre, il n’y a pour l’instant que toi et moi que çà interpelle. Assieds toi. »
Damien se remit à tapoter sur son clavier : « Quand tu m’as demandé le nombre de morts et de naissances ces derniers temps, c’est comme si, d’un seul coup, un voile se déchirait sur une réalité flagrante, qui était sous mes yeux depuis le début et que je n’avais jamais remarquée. »
« Çà  m’a fait exactement la même chose tout à l’heure, quand la question m’est venue à l’esprit en discutant avec Simon, je lui en ai parlé, mais çà n’avait pas l’air de le frapper. »
« La majorité des gens réagissent comme lui, répondit Damien, comme s’ils étaient conditionnés, peut être un genre de blocage hypnotique, contre lequel de rares individus comme toi et moi sont immunisés. Probablement une question d’ondes ou de vibrations, quelque chose comme çà. »
Il tourna l’écran de son ordinateur vers moi, il avait tracé une sorte de tableau, et il me dit : « Récapitulons : plus de guerre, plus de maladies graves, plus de famine, plus de pollution, plus de saison, plus de mort ni de naissance, autant chez les humains que chez les animaux. Comment expliquer cela ? » Damien marqua un temps de silence, en me regardant dans les yeux avec un expression tragique, et il conclut : « Tout laisse penser que nous sommes morts. »
« Morts ? M’écriai-je, comment çà, morts ? Çà n’a pas de sens ! Qui est mort exactement ? »
« Toi, moi, le monde entier, la terre elle-même et toutes les créatures qu’elle abritait, tout est mort, tout a disparu. »
« Autrement dit, nous sommes des fantômes ? »
« Des milliards de fantômes, sur une planète fantôme, nous croyons être en vie, mais nous sommes bel et bien morts ! »
« Pourtant, objectai-je en tâtant le bord de son bureau, je sens la matière sous mes doigts, tout cela n’a rien de spectral. »
« Tu n’as jamais entendu parler d’ectoplasme ? C’est de la matière psychique produite par les fantômes, notre monde, les gens, les objets, tout cela n’est qu’un gigantesque ectoplasme . »

Les jours qui suivirent, je méditai la conversation que j’avais eu avec Damien, et à chaque instant j’étais plus convaincu de ce qu’il avait dit ; nous étions tous morts pour une raison ou pour une autre, nous n‘étions plus que des esprits désincarnés sans consistance ni forme. Alors nous avions reconstitué notre monde à partir de substance ectoplasmique, et nous menions une fausse vie dans un décor illusoire.
Heureusement, très peu étaient capables de s’en rendre compte. À ma connaissance, il n’y avait que Damien et moi. Il est fort probable que d’autres sont parvenus aux mêmes conclusions que nous, mais je n’en ai encore jamais rencontré.
J’étais accablé, je connaissais une terrible réalité, mais je ne pouvais en parler à personne ; personne ne m’aurait cru. J’avais tenté d’en parler un peu à Yasmina, mon épouse, mais elle m’écoutait à peine. Ce phénomène semblait effectivement produire un blocage psychologique empêchant les gens de s’intéresser à ce sujet. Je n’obtenais pas plus d’intérêt de la part de Simon, que j’étais retourné voir pour m’excuser de m’être emporté. Si nous devions vivre indéfiniment, autant que ce fut en bons termes. Il ne m’en voulait pas, il était habitué à mes sautes d’humeur.
Je ne pouvais évoquer notre condition de fantômes qu’avec Damien. D’ailleurs, il ne tarda pas à me contacter par SMS ; il avait trouvé un endroit qu’il tenait à me montrer. Il m’y donnait rendez-vous en joignant un plan au message.
Il s’agissait d’une vieille bâtisse en ruine au milieu d’un terrain vague. En nous en approchant, je ressentais un sourd malaise, une sorte de nausée, si j’avais écouté mon instinct, j’aurais fait demi-tour et me serais sauvé en courant, mais mon désir de connaître la vérité l’emporta. Car c’était bien la vérité qui se trouvait là.
« Sens-tu quelque chose de particulier, ici ? » Me demanda Damien.
« Oh, oui ! Cette bâtisse et ce terrain vague n’ont pas la même luminosité que le reste, on dirait un mauvais trucage de cinéma. Comment expliques-tu cela ? »
« Tout simplement parce que cette bâtisse et ce terrain vague ne sont pas des ectoplasmes, ils appartiennent au monde réel, au monde qui fut autrefois le nôtre, celui des vivants. S’il restait des survivants, autour d’eux, ils ne verraient qu’un désert stérile parsemé de ruines, nous et notre décor en ectoplasme serions invisibles à leurs yeux. Ceci est un fragment de ce que nous verrions si nous étions encore vivants. Je vais te montrer ce que j’ai trouvé. »
D’un geste de la main, il m’invita à entrer dans la bâtisse. À l’intérieur, il y avait des rayons remplis de toutes sortes de livres poussiéreux
« Où sommes nous exactement  ? » Lui demandai-je.
« Je pense que c’était une bibliothèque de quartier, viens, ce que j’ai à te montrer se trouve dans cette autre pièce. »
Il me conduisit dans une salle où étaient entassés des journaux. Je consultai ceux de la première pile, les gros titres étaient éloquents : catastrophes écologiques, terrorisme, guerres, épidémies, récession économique…
Les journaux étaient classés par ordre chronologique, plus on avançait dans le temps, plus ils étaient minces et le papier et l’encre de mauvaise qualité, ce qui traduisait une dégradation de la situation, les gros titres étaient de plus en plus alarmants, ils annonçaient la destruction de villes et de régions entières du globe, des épidémies, des contaminations chimiques et radioactives, des génocides et toutes sortes d’horreurs qui s’enchainaient à une vitesse effroyable
Puis le dernier numéro, consistant en une feuille ronéotypée unique, qui titrait : « La fin ! » Le chroniqueur dissertait brièvement sur la situation désespérée de la terre, où toute vie était condamnée à court terme.
Accablé, je me tournai vers Damien, qui, lui, avait déjà parcouru ces journaux avant moi.
« Ainsi, c’est comme çà que nous avons fini. Comment se fait il que nous n’en ayons aucun souvenir ? » Lui demandai-je.
« Je suppose que l’expérience était tellement traumatisante que nous l’avons occultée, et nous nous sommes fabriqué de toutes pièces une petite vie tranquille et régulière pour oublier cette tourmente. »
Pendant qu’il me parlait, j’eux soudain une drôle de sensation, comme un vertige, et des images horribles défilèrent rapidement dans mon esprit, des images de guerre et de destruction.
Damien me rappela soudainement (j’allais dire à la réalité, mais il était difficile de déterminer ce qui était la réalité en de telles circonstances. Disons qu’il me rappela à notre réalité conventionnelle, celle où nous avions entamé notre conversation) : « Hé ! S’écria-t-il, qu’est-ce qu’il t’arrive ? »
Je le regardai, et les vertiges ainsi que le défilement d’images cessèrent. Damien avait l’air effrayé ; « Tu commençais à disparaître, tu devenais translucide, on aurait dit que tu t’évaporais ! »
« Je crois que je commençais à me souvenir. »  Lui répondis-je.
« Alors ne te souviens pas, sinon tu vas disparaitre pour de bon. » Me dit-il.
« Qu’est-ce qui m’arriverait si je disparaissais, tu crois que je me retrouverais au Ciel ou en Enfer ? »
« Je ne sais pas, et je n’ai pas envie de le savoir. Autant continuer comme çà, après tout, ce n’est pas pire qu’autre chose de vivre éternellement dans ces conditions. »
« Tu crois ? »
« Je ne sais pas, je conçois que Dieu puisse exister, mais j’aime mieux ne pas prendre de risques. Fouille dans les meubles, les tiroirs, essaie de trouver de quoi faire du feu. Il faut brûler cet endroit. »
« Pourquoi ? »
« De peur que quelqu’un ne trouve ces journaux et ne se souvienne, et, pire encore, ne fasse se souvenir les autres. »
« Tu as raison ! » Je me mis à chercher, mais je ne trouvai rien, alors je proposai à Damien de retourner chez nous pour prendre un briquet ou des allumettes.
« Non, répondit il, si l’on utilise un briquet ou des allumettes de notre monde, çà ne marchera pas, çà produira du feu fantôme inoffensif pour le monde matériel. Il nous faut quelque chose qui appartient au monde matériel. . »
Enfin, Damien trouva une boîte d’allumettes, il en craqua plusieurs avant d’arriver à en allumer une, et il mit le feu au journaux, ce qui déclencha rapidement un incendie. Nous regardâmes bruler la bâtisse de l’intérieur, les flammes étaient pour nous aussi inoffensives que des projections holographiques, car de même que le feu fantomatique ne peut rien contre le monde matériel, le feu du monde matériel ne peut rien contre le monde fantomatique.
Au matin, l’incendie s’était éteint, faute de combustible, et nous nous trouvions au milieu des décombres fumants. Nous nous sentions fatigués, ce qui n’était, bien sûr, qu’une illusion, car les fantômes ne connaissent pas la fatigue. Cependant, nous ressentions le besoin de nous reposer, nos corps fantomatiques reproduisaient artificiellement les fonctions de nos corps matériels d’autrefois.
Dans les jours qui suivirent, je retrouvai Damien régulièrement, et nous évoquions ce terrible secret que nous étions seuls à détenir. Il ne fallait absolument pas essayer de se souvenir de ce qui s’était passé jadis, ne surtout pas se rappeler le cataclysme qui nous avait tous emportés. La Providence nous offrait une vie nouvelle, dénuée de danger, régulière, rassurante, sans fin. Ce n’était pas le paradis, loin de là, mais se sentir vivre, n’est-ce pas déjà une forme de paradis en soi ?
Nous devons surtout épargner nos proches, ceux que l’on aime, s’ils se posent à leur tour des questions comme celles que Damien et moi nous étions posées, ils risquaient de se souvenir et de disparaître. Il ne fallait surtout pas  que çà arrive.
 Je pensais surtout à ma famille ; mes parents, mon épouse Yasmina, nos enfants. Un matin, Yasmina m’a raconté un terrible cauchemar qu’elle avait  fait durant la nuit : elle avait rêvé de guerres et de destructions. Je sentis un frisson glacial parcourir mon corps ectoplasmique, je pris Yasmina dans mes bras et lui dis doucement à l’oreille : « Ne t’inquiète pas, ma puce, ce ne sont que des vieux souvenirs de la guerre civile en Algérie, quand tu étais gosse. C’est fini maintenant, il faut oublier ! Il faut oublier, ma puce, il faut oublier ! »

 

 

Il faut oublier !

 

 

 

Notice au monde ectoplasme  : Vous vous demandez sans doute comment Damien et moi faisions pour manipuler les journaux et les allumettes, alors que les flammes, qui étaient immatérielles, ne nous atteignaient pas (en fait, c'était nous qui étions immatériels, car nous sommes des fantômes, ne l'oublions pas), les journaux et les allumettes nous étaient tout autant immatérielles que les flammes, logiquement, nous

n'aurions pas du pouvoir les manipuler. Si nous y sommes arrivés, c'est parce que,  quand ils le veulent, les fantômes peuvent interagir avec le monde matériel.

Révisez donc vos classiques, vous verrez que c'est vrai ; nous pouvons déplacer des chaises, casser des carreaux, lancer des objets et même taper un message sur un clavier d'ordinateur.

 

 

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Published by Dove - dans Fantastique
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