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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 13:44

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTt3sDtQgMBKTAFuxzYWwBrtfieKY57ENKPoF16at28eksD4_ECZQLe Déluge avait pris fin, les eaux s'étaient retirées, et les survivants, éparpillés çà et là sur la surface de la terre, commençaient à reconstruire la civilisation. Gilgamesh, en souverain avisé, était parvenu à sauver Uruk en bâtissant une autour muraille si haute que, quand le Déluge recouvrit la terre, elles dépassaient les flots.

C'était Gilgamesh seul, de ses propres mains qui avait construit cette muraille, il en avait été capable, car il était un fils illégitime de Dieu, et il possédait une partie de la force de son père. S'il n'en avait pas été ainsi, si Gilgamesh avait été un simple humain, il n'aurait pas résussi à accomplir un tel exploit.

Une fois que la terre émergea de nouveau, Gilgamesh fit ouvrir les portes d'Uruk, afin que le peuple puisse sortir planter les semences et paître les troupeaux qu'il avait préservés à l'intérieur de la cité.

La vie reprit lentement son cours, puis une rumeur, venue d'un pays éloigné, sema l'angoisse dans les cœurs : les eaux du Déluge avaient amené un terrible monstre, et l'avaient laissé sur la terre ferme en se retirant. Il s'agissait de Léviathan, un être diabolique qui avait combattu Dieu avec Tamiat, la déesse de l'Abîme, avant la Création, alors qu'il n'y avait rien d'autre que l'Abîme et ses eaux insondables.

À l'époque, Dieu avait précipité Léviathan et Tamiat tout au fond de l'Abîme, dont il avait obturé l'accès avec de la terre et des cailloux, et sur ce remblais, il avait créé le monde sur lequel nous vivons.

Léviathan était parvenu à se creuser un passage jusqu'à la surface de la terre, cela lui prit plusieurs milliers d'années. Mais Dieu ne lui laissa pas le http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSH3ia3_gwaTxCHiH3JXFAlhX41p1hyXBD9ryCdhABbMt73xndttemps de semer la désolation, de son épée dure, longue et forte que lui avait forgée Tubal-Caïn, il parvint à le replonger dans l'Abîme par où il était venu, et il combla le trou avec de grosses pierres raboteuses.

Cette fois ci, la situation était différente ; Léviathan était revenu, mais le Dieu El n'était pas là : il était occupé à parfaire sa Création aux extrémités de l'univers. Heureusement que son fils illégitime, Gilgamesh, était là. S'il n'en avait pas été ainsi, Léviathan aurait dévoré nos ancêtres, et nous n'existerions pas.

Voici comment s'y prit Gilgamesh pour délivrer l'humanité de cette menace :

Il avait, dans ses écuries, un cheval angélique. En effet, il faut savoir qu'il y a plusieurs catégories d'anges, il y a ceux qui ont été engendrés par le Dieu El et son épouse Ashéra, et qui s'apparentent à l'être humain. Mais il existait une sous-catégories d'anges plutôt apparentés aux animaux, ceux ci étaient la création du Dieu El seul, qui les avaient façonnés à la manière d'un habile artisan. Tout comme les anges sont le pendant immortel des humains au Ciel, ces anges-animaux sont le pendant immortel des animaux terrestres ; ainsi, il y a des chevaux-angéliques, des taureaux angéliques, des lions angéliques etc.

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRR1Il2FQxBc5dXLraG5lisrUnoWvBjZumXFZ72zekiqsVTe_eWiAJe disais donc qu'il y avait un cheval angélique (ou un ange-cheval, ou un cheval-ange, comme vous préférez) dans les écuries de Gilgamesh. Il lui manquait l'armement adéquat pour combattre Léviathan, les armes ordinaires n'étaient d'aucune utilité, seule une arme forgée par Tubal-Caïn, le Forgeron de Dieu, pouvait en venir à bout.

Mais où trouver une arme forgée par Tubal-Caïn ? Gilgamesh aurait bien demandé à Tubal-Caïn lui-même, mais ce dernier s'était retiré, et nul ne savait où il était allé. Certains disent qu'il aurait péri au cours de la bataille de la Tour de Babel, mais l'on n'était sûr de rien.

Le seul endroit où l'on était sûr de trouver une telle arme, c'était dans l'arsenal du Dieu El, dans son palais céleste.

Il n'y avait qu'avec un cheval angélique (ou un ange-cheval, ou un cheval-ange, comme vous préférez. Je vous l'ai déjà dit, mais désormais, je ne vous le répèterai plus) qu'on pouvait accéder au palais du Dieu El, heureusement, je le répète, Gilgamesh en avait un dans ses écuries, c'était un cadeau de son père pour son trentième anniversaire.

Ce cheval était plus grand qu'un cheval ordinaire, d'un pelage si blanc qu'on était aveuglé en le regardant. Mais il était aux proportions de Gilgamesh, lui-même plus grand qu'un humain ordinaire.http://1.bp.blogspot.com/_zOIqpgJzvE4/S1-ko-hUFyI/AAAAAAAADcA/ttZcyonhW68/s400/Marina-Dieul_Cheval-celeste_11x14_Oil_web.jpg

Gilgamesh enfourcha sa monture angélique et partit au galop hors de la cité. Toujours au galop, il escalada la plus haute montagne, et du haut du pic le plus élevé, il s'élança vers le firmament.

D’un cœur vaillant, Gilgamesh traversa les cieux sur sa monture divine, et en un rien de temps, il parvint au Palais de Dieu, dont les tours touchaient les étoiles.
Quand il voulut entrer, des gardes armés lui barrèrent le passage. Il n’était pas le bienvenu, étant le fruit d’une union illégitime du Dieu El avec une femme humaine, Gilgamesh était l’objet de la haine d’Ashéra, qui le considérait comme un bâtard répugnant. C’était elle qui avait fait interdire l’entrée du Palais à Gilgamesh, or, celui-ci était fort et déterminé. Il se battit contre les gardes armés, mais comme ils étaient nombreux, il dut s’esquiver et parvint à les semer dans les couloirs.
http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQtTZJwA7VkMjboT_awDlRdeYixVUua00ga3W-NNrYuqZnAPwWvzADans son enfance, son père l’avait amené plusieurs fois  en ces lieux, en cachette d’Ashéra, bien sûr. Aussi, Gilgamesh connaissait bien chaque recoin du Palais, et il trouva très rapidement l’Arsenal.
Il mit la main sur l’épée, le bouclier, la cuirasse et le casque de Dieu, puis il sortit du Palais sans être vu des gardes qui le cherchaient toujours.
Il enfourcha à nouveau sa monture angélique, qui l’avait attendu devant l’entrée, et il repartit au galop à travers l’éther, bondissant allègrement en direction de la terre.
De retour chez lui, il se mit à la recherche de Léviathan. À cause des destructions que le monstre avait commises, il ne mit pas longtemps à le trouver. Léviathan était au fond d’une vallée, en train de raser des habitations avec sa queue. Il ressemblait à un gigantesque lézard difforme, dont la taille avoisinait celle des montagnes.
Gilgamesh, tellement minuscule à côté de la bête qu’il en semblait invisible, l’interpella : « Léviathan ! Je t’ordonne de retourner dans l’Abîme où l’on t’avait chassé et de n’en revenir jamais ! »
Malgré sa taille, la voix de Gilgamesh était puissante, et Léviathan http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcShYq-CAceZZs5dIq6KIY9huTREa-B3yhYSJa0bKIjuM_3s4SmXl’entendit. Il tourna la tête, l’aperçut et se mit à rire : « Toi ? Misérable microbe, tu as la prétention de me donner des ordres ? »
« C’est-ce que nous allons voir ! » Répondit Gilgamesh. Il dégaina son épée, et il se mit à grandir, à grandir, et le cheval angélique grandissait avec lui, et ses vêtements, et son armement, et le harnachement du cheval grandissaient en même temps, jusqu’à atteindre la taille de Léviathan, et l’affronter les yeux dans les yeux.
« Suis-je toujours un misérable microbe ? » Lança Gilgamesh d’un ton sarcastique. En réponse, Léviathan poussa un terrible rugissement qui fit vibrer le ciel et la terre, et il se jeta sur lui. Gilgamesh esquiva son attaque et lui donna un coup d’épée au flanc. La blessure redoubla la fureur de la bête qui repartit à l’attaque, mais Gilgamesh l’esquiva encore et le frappa de l’épée à l’autre flanc.
Léviathan poussa un autre hurlement, puis il se calma, essoufflé, le sang dégoulinant de chaque côté de son corps. « Très bien, dit il à Gilgamesh, tu es très fort, je le reconnais. Aussi, ne me tue pas, car je tiens à la vie. Laisse moi, je te prie, retourner dans l’Abîme sain et sauf. »
« Je t’accorde cette faveur, répondit Gilgamesh, mais retournes-y tout de suite, sans tarder, car je sens que mon envie de te tuer surpassera bientôt celle de t’épargner. »
http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRQ8nOPbpVTrIFeBcqyTt7dhgOYBFVz9MtEF_luxXPvNo6ADuOCLéviathan prit son élan, replia les pattes, et il sauta d’un bond jusqu’à la mer, où il s’enfonça dans les flots. Il n’est jamais revenu depuis.
Quant à Gilgamesh, il reprit sa taille normale, ainsi que le cheval angélique, et il retourna à Uruk. Il garda l’armement de Dieu, et l’enferma dans une salle secrète de son palais, de peur que quelqu’un de malintentionné ne le retrouve et en fasse mauvais usage.

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