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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 06:49

 

Les envahisseurs : ces êtres étranges venus d'une autre planète. Leur destination : la Terre. Leur but : en faire leur univers.


Les invités arrivaient les uns après les autres, pendant la diffusion du générique des "Envahisseurs" sur l’écran géant du Home-Cinema de Ménuin, dans sa villa du Touquet.


David Vincent les a vus. Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de campagne, alors qu'il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva.


Il y avait essentiellement des collègues journalistes, mais aussi des artistes, des scientifiques et même quelques élus (la plupart avait été démis de leur fonction, n’ayant pas les 10% de capacités intellectuelles supérieures à la moyenne requises pour l'exercer, en application des règles de la "démocratie sélective" qui, désormais, était en vigueur sur toute la planète).


Cela a commencé par une auberge abandonnée et par un homme devenu trop las pour continuer sa route. Cela a commencé par l'atterrissage d'un vaisseau venu d'une autre galaxie.


Pratiquement tout le monde était arrivé, le bocal de sangria et les petits gâteaux étaient disposés sur une table.


Maintenant, David Vincent sait que les envahisseurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine et qu'il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé.


Ménuin se saisit de la télécommande, il mit la pause et s'adressa à l’assistance devant la tête de Roy Thinnes qui emplissait tout le mur :
"Mesdames et Messieurs, je tiens à vous annoncer qu’un invité surprise se joindra à nous sur le coup de minuit. Je ne vous en dis pas plus, en attendant, amusez vous bien."
Officiellement, Ménuin avait organisé cette soirée pour fêter son anniversaire. Mais cette réception avait une autre finalité, Il avait prévu quelque chose de vraiment particulier et l’on se demandait quoi. Cela n’empêcha pas les convives de s‘amuser.
Avec un grand sens de la mise en scène, l’invité surprise en question arriva à minuit tapante. Il portait un jogging, une veste au col relevé et une casquette. Quand Ménuin l’introduisit dans la salle de réception, l’inconnu retira sa casquette et il y eut un silence de stupéfaction ; tout le monde reconnut le "Maître des Maîtres", Isar alias Etienne Morillon, le Saint Prophète des extraterrestres, le Gouverneur Général de la Terre en personne, qui était venu leur rendre visite incognito.

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Il y avait maintenant tout un groupe de personnes qui connaissaient la vérité sur Isar et les extraterrestres, elles avaient été triées sur le volet, non en fonction de la supériorité de leur coefficient intellectuel, mais du degré de confiance que leur accordait Ménuin et ses amis. Parmi ces personnes, il y avait René Printemps.
La marge de manœuvre de ce groupe d’initiés était on ne peut plus réduite. Savoir que les extraterrestres n’étaient pas ce qu’ils prétendaient être et qu’à tout moment on risquait de se faire massacrer s’il leur venait à l’idée de se battre entre eux, çà n‘avançait pas à grand chose. Que faire dans une telle situation ? Impossible de les chasser, ils étaient trop forts et trop bien établis. En parler autour de soi et organiser la résistance ? Qui serait prêt à leur résister et pourquoi ? Après tout, depuis qu’ils étaient arrivés, ils n’avaient fait que du bien ; ils avaient guéri les maladies, mis fin à la pauvreté, instauré la paix, supprimé la pollution, que pouvait on leur reprocher ?
Pourtant, il y avait un réel danger, il fallait s’y préparer et  prévoir quelque chose pour se protéger, c’était tout ce qu’on pouvait faire.

 

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Ochonios et Pandital n’étaient pas dupes, ils avaient bien remarqué que Morillon et Ménuin se voyaient avec d’autres personnes, ils se doutaient bien qu'il avait vendu la mèche et qu’il n’était plus le seul à connaître la vérité à leur sujet. Ils s’étaient résolus à attendre tranquillement la suite des évènements.
Après tout, la situation les amusait, l’enjeu n’était pas capital. Mais c'était beaucoup moins amusant pour les terriens, en ce qui les concernait, les enjeux étaient extrêmement graves.

 


Les Rékabites

 


Peuples de la terre, on vous ment ! Les extraterrestres qui sont arrivés sur notre monde ne sont pas ceux qui ont été annoncés par notre Saint Prophète Isar. Ces étrangers ne sont pas les Séraphim, ce sont des imposteurs. Ils se font passer pour des bienfaiteurs, mais en vérité, ils nous veulent du mal. Ne leur cédez en rien, ne leur obéissez pas, continuez à projeter vos pensées au fond du cosmos et implorez les véritables Séraphim de venir à notre secours.


Ce message signé "les Rékabites", en référence à un groupe de juifs de l’époque de Jérémie, qui étaient restés intègres dans une société corrompue*, avait été envoyé sur toutes les boîtes e-mails, sur les réseaux sociaux et les forums dans toutes les langues.
Aussitôt, sous la pression d’Ochonios et Pandital qui n’avaient pas du tout apprécié cette incidence, Morillon publia un démenti ; il expliqua que ces "Rékabites" étaient un groupe de dissidents de l’église isarienne qui avaient été excommuniés quelques années auparavant ; ils avaient eu le toupet de contredire Isar lui-même sur sa doctrine et ses révélations. Comme ils ne voulaient pas en démordre, Morillon les avaient excommuniés, et ils avaient créé leur propre église de leur côté.
Paradoxalement, ils le considéraient toujours comme leur Saint Prophète et la référence ultime de leur doctrine. Cependant, Morillon se montra extrêmement clair là-dessus : il n’avait aucun lien avec eux et leurs propos n’engageaient qu’eux-mêmes, car les extraterrestres qui étaient arrivés sur terre étaient bien les Séraphim annoncés, il n’y avait absolument aucun doute là dessus.
On aurait pu croire que çà en serait resté là, mais les Rékabites publièrent aussitôt un nouveau pamphlet :


Peuples de la terre, notre Saint Prophète Isar est manipulé par les extraterrestres imposteurs, il est leur prisonnier et contraint de leur obéir sous la menace. S’il refuse, nous serons détruits. Il fait un énorme sacrifice pour nous. Continuons à projeter nos pensées au fond du cosmos afin de prendre contact avec les véritables Séraphim, nos créateurs. Implorons les de venir à notre secours.


"Je ne m’en sortirai jamais !" se lamenta Morillon. Pour la première fois de sa vie, Ménuin se sentit de la compassion pour lui, il esquissa le geste de lui faire une tape amicale mais il se reprit.
"Ils ne vont quand même pas vous accuser de complicité avec eux." lui dit-il.
"On voit que vous ne les connaissez pas, ils m’ont convoqué à l’Hôtel de Ville de Paris, où ils ont établi leurs quartiers, ils veulent des explications sur les Rékabites et leurs communiqués. Ils sont persuadés que je suis de mèche avec eux."
"Le pire," remarqua Ménuin, "c’est qu'ils touchent la vérité du doigt."
"Vous avez mis trop de monde au courant à votre anniversaire, il y a eu des fuites."
"C’était l'idée, je voulais que la nouvelle se répande par le biais de personnes habituées à la vie publique, comme les journalistes, les hommes politiques, les scientifiques et les artistes. Il n'y a rien d'étonnant à ce que ce soit arrivé aux oreilles de ces Rékabites. Vous les connaissez bien ?"
"Un peu trop à mon goût. Ce groupe a été fondé par un de mes disciples de la première heure, Eric Spark."

"Ah oui, il me semble l'avoir déjà rencontré."

"Dès le début, il a bu mes paroles comme du petit lait, il croyait à fond à tout ce que je lui racontais. Il m’a été bien utile pour créer mon église, c’était un vrai fanatique ; il était persuadé que les extraterrestres lui envoyaient aussi des messages télépathiques et lui ordonnaient de m’adorer. Je ne l’ai pas contredit, il me rendait un énorme service."
"Vous savez où ils sont ?"
"Aux dernières nouvelles, ils étaient basés à Turin, en Italie, mais çà m‘étonnerait qu‘ils y soient encore."
"Donnez toujours l'adresse, je vais tâcher de les rencontrer."
"Vous feriez cela ? Si vous pouviez les raisonner un peu !"
"Je ferai ce que je pourrai."
"Ménuin, faites vite, de grâce !"

 

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Pendant que Morillon se rendait à l‘Hôtel de Ville, Ménuin prit une soucoupe volante pour Turin, une soucoupe modèle isarien certifié conforme,  c'était devenu le moyen de transport aérien principal, on avait presque complètement abandonné les avions.
Le "Maître des Maîtres" se sentait tout penaud, il avait l’impression d’être un enfant qui va au bureau du directeur pour se faire gronder et çà ressemblait un peu à çà.
Ochonios et Pandital n’étaient pas contents du tout. Ils réprimandèrent Morillon, lui faisant de sévères remontrances qui le terrifièrent et lui laissèrent une profonde amertume.
"Si cela ne cesse bientôt, lui dit Ochonios, nous devrons appliquer des sanctions, et vous ne souhaitez pas que nous en arrivions là, Morillon, n'est ce pas ?"
Morillon baissa les yeux en secouant la tête.
"Bon, disparaissez !" lui ordonna Pandital, sans même lui lancer un regard.
Morillon s’inclina légèrement, esquissant un salut, et il sortit à pas rapides. Il sanglotait d’être ainsi humilié, lui qui avait été tant craint et respecté quand il était le gourou tout puissant de sa secte, c’était dur à avaler.

 


Turin

 


Assis à la table d’un bar, Ménuin attendait en regardant rentrer les clients, espérant chaque fois que l’un d’eux serait son interlocuteur, celui qui lui avait donné rendez-vous en ce lieu.
Comme il s’y attendait, les Rékabites n’étaient plus basés à l’adresse que lui avait donné Morillon, à la place, il y avait un couple de petits vieux qui ne parlaient pas un mot de français. Il demanda quand même si le nom d’Eric Spark leur disait quelque chose, mais ce fut peine perdue.
Alors qu’il s’apprêtait à retourner à Paris pour prendre une nouvelle direction de recherche, il reçut un texto :  "Savons que vous nous cherchez, RV 15h à cette adresse..." suivait l’adresse du bar où il s’était rendu.
Au moment où il s’y attendait le moins, un homme vint s’asseoir en face de lui. À peu près du même âge que Morillon, le visage maigre et imberbe, les yeux d’un bleu très clair et de longs cheveux grisonnants qui lui tombaient sur les épaules.
"Bonjour, monsieur Ménuin," lui dit il, "ce n’est pas la première fois que nous nous rencontrons, je crois ?"
"Exact, nous nous sommes vus deux ou trois fois avec Morillon, mais nous ne nous sommes jamais parlés."
"Mon nom est Eric Spark, vous souhaitiez me rencontrer ?"
"Oui, j’aimerais savoir ce qui vous motive. Faites vous cela pour nuire à Morillon ?"
"Bien au contraire, nous sommes persuadés que les extraterrestres qui sont venus sont des imposteurs, qu’ils n’ont rien  à voir avec nos créateurs dont le Saint Prophète Isar a annoncé le retour. Ceux-ci se font passer pour eux, afin de nous envahir plus facilement, et ils manipulent Isar, le forçant à faire toutes leurs volontés sous peine de s’en prendre à l’humanité."
"Mais, Spark !" s’insurgea Ménuin, "vous vous plantez complètement ! Il faut que vous le sachiez : Morillon a raconté des conneries depuis le début, c’est lui qui me l’a dit."
"Vous n’êtes pas le premier à prétendre qu’Isar lui a fait des confidences de cet ordre. Je ne vous crois pas."
Spark n’avait absolument pas l’air de douter de son "Saint Prophète", il allait être dur de le convaincre, même avec çà : une vidéo que Ménuin avait prise avec son smartphone, le soir de son anniversaire au Touquet. On voyait Morillon assis à une table, les invités debout autour de lui en train de l’écouter et il se livrait à une confession complète, répétant tout ce qu’il avait dit à Ménuin à Montmartre.
Spark regarda la vidéo jusqu’au bout avec un petit sourire amusé, n’ayant pas le moins du monde l’air troublé. Il rendit le smartphone à Ménuin et lui dit :
"Ce n’est pas une preuve, dans cette vidéo, à aucun moment il ne dit avoir menti, il dit simplement que les extraterrestres qui sont là ne sont pas ceux qu'il annonçait dans ses livres. Dans tous les cas, quelques soient les différents qui nous aient opposés, j’ai une confiance absolue en lui, il sait ce qu’il fait, rien n’ébranlera jamais la foi que j’ai en lui."
"Vous êtes vraiment borné !" s’écria Ménuin, "pourtant, vous n’êtes pas un con ; vous avez quand même deviné la moitié de la vérité : Morillon est manipulé par les extraterrestres, ilsse font passer pour ceux auxquels vous croyez pour s’emparer plus facilement de la terre. À cause de vous, votre Saint Prophète est dans de sales draps, Dieu sait ce qui va lui arriver, et pire encore, ce qui va arriver à l’humanité ! Si vous aimez votre Isar tant que çà, il faut arrêter de dire des conneries sur internet ou ailleurs, sinon, on va tous payer les pots cassés."
"Nous n’arrêterons pas !" répondit Spark avec détermination, "j’ai reçu un message télépathique des Séraphim, les vrais, ils sont en route, ils arrivent, ils viennent à notre secours, ils délivreront le Saint Prophète, ils chasseront les imposteurs et amèneront l’Âge d’Or sur la terre."
Ménuin soupira d’un air désespéré. Spark se leva et lui dit :
"Ravi de vous avoir connu, monsieur Ménuin."
Ménuin ne répondit pas, ne le regarda même pas partir, il était accablé, ne sachant plus que faire.

 

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Les Rékabites et le groupe d’amis de Grégoire Ménuin étaient d’accord sur une chose : les extraterrestres qui s’étaient installés sur terre n’étaient pas ceux annoncés par Isar, ou Morillon, suivant la façon dont on voulait l’appeler et celle dont on le considérait.
D’après les Rékabites, les extraterrestres présents sur la terre n'étaient pas les Séraphim, ceux qu'avait annoncés Isar, ce n'étaient que de vils imposteurs qui s'étaient emparés de la terre par la ruse, mais les véritables Séraphim n’allaient pas tarder à venir à la rescousse.
Pour le groupe de Ménuin, c’était à peu près pareil ; les extraterrestres actuels étaient des imposteurs, mais on pouvait attendre les Séraphim encore longtemps, car ils n’existaient tout simplement pas.
Le reste du monde croyait qu'Ochonios et Pandital étaient bien les Séraphim, mais les interventions des Rékabites avaient commencé à semer le doute, et les polémiques qu’ils entrainèrent devinrent embarrassantes pour les princes galitiens.
En vertu de la "Liberté totale d’expression" édictée à leur arrivée, ils ne purent empêcher les débats d’avoir lieu dans les médias et sur la voie publique.
Ainsi, les Rékabites ne se cachaient pas. Pas vraiment, il savaient que pour l’instant, les imposteurs extraterrestres étaient liés par la sainte loi de "Démocratie Sélective" prêchée par le Prophète Isar.
Les membres du groupe de Ménuin étaient plus circonspects et plus discrets. Si les Rékabites étaient déjà dangereux pour Ochonios et Pandital avec leur moitié de vérité, ils se considéraient encore plus dangereux avec leur vérité complète.
Il fallait s’attendre à ce qu’un jour ou l’autre les princes de Galita trouvent un prétexte pour abolir la liberté d’expression et la démocratie, sélective ou pas.
D’ailleurs, le concept de démocratie était complètement étranger à la culture de Galita, où il n’y avait pas de libertés individuelles, hormis pour les aristocrates qui avaient tous les droits.
Pour Ochonios et Pandital, cela semblait étrange d’accorder une telle liberté à un peuple dont-ils avaient le contrôle. Çà les gênait un peu de voir des roturiers, des milliards de roturiers partager leurs privilèges. Ils s’étaient promis de mettre fin à cet état de choses en douceur.
Malheureusement, la douceur ne fut pas de mise quand Pandital fut victime d’un accident de chasse ; il était tombé de son cheval au galop, son pied s’était pris dans une courroie et il avait été trainé sur plusieurs mètres dans un chemin rocailleux.

 


Grièvement blessé, le prince était dans le coma, il fut placé dans un caisson de stase, où son corps flottait dans un liquide physiologique pendant que des nanobots réparaient les organes et les membres abîmés. Comme il était certain que le prince guérirait tôt ou tard grâce à la médecine galitienne, aux yeux du public, cela ressemblerait à une authentique résurrection.
Une enquête sur les circonstances de l’accident révéla un sabotage ; des pointes de fer avaient été placées sous la selle, ce qui avait excité le cheval, de plus, les sangles avaient été cisaillées.
On n’a jamais su qui étaient les auteurs de cet attentat, personne ne l’a jamais revendiqué. Étaient-ce  les Rékabites, le groupe de Ménuin, un acte individuel ou, ce qui paraissait assez vraisemblable, une mise en scène d’Ochonios pour assassiner son frère ?
Suite à cet attentat, un couvre-feu fut instauré sur toute la surface du globe. C’en était fini de la liberté. Morillon fut assigné à résidence, officiellement pour assurer sa sécurité, quant à Ménuin et ses amis, ainsi que Spark et les Rékabites, ils furent contraints à un rigoureux contrôle judiciaire.
La vie était devenue dure pour Ménuin, les journaux, les chaines de télévision, les stations de radio et les sites internet pour lesquels il travaillait d’habitude lui avaient poliment fait comprendre qu’ils se passeraient de ses services.
Heureusement, comme le système avait évolué vers une société sans argent dont avaient rêvé Marx et Proudhon, Ménuin ne se retrouva pas dans le besoin, il put garder sa luxueuse villa au Touquet et ne rien changer à son train de vie, mais il était prisonnier, ainsi que ses amis et les Rékabites. D’ailleurs, ce sentiment était de plus en plus partagé sur la planète, surtout depuis l’instauration du couvre-feu, qui se prolongea des semaines durant.
Les princes galitiens avaient enrôlé de nombreux terriens dans leurs armées privées, c'étaient eux qui patrouillaient les rues, ils se montraient encore plus consciencieux que les extraterrestres, c'était une aubaine pour ces derniers, car eux-mêmes n'étaient pas assez nombreux pour cette tâche.
Ils exerçaient une surveillance non moins efficace depuis l'espace, les scanners du Terfand fournissaient des images satellites précises au millimètre près. Si un mouvement de rébellion ou une activité suspecte était détectée,  ils pouvaient intervenir n'importe où dans le monde en quelques minutes .
Les médias étaient sévèrement bridés, et les informations circulaient difficilement. Sur les murs, des graffitis apparaissaient : "E.T dehors !", "Aliens Go Home !" ou encore "I don’t want to believe".
Tout cela ce fut certainement arrangé si Pandital avait eu le temps de guérir, mais des terroristes (qui ne furent jamais formellement identifiés) firent sauter son caisson de stase à l’explosif, ce qui réduisit son corps en miettes et mit un terme définitif à sa vie.
Ce fut la catastrophe, une chape de plomb s’abattit sur toute la surface du globe, il y eut des arrestations en masse et des centaines d'exécutions sommaires chez tous ceux qui étaient soupçonnés d'avoir participé, de près ou de loin, à cet assassinat.
Ochonios, devenu seul souverain, ne considérait plus du tout cela comme un jeu et il avait fait emprisonner Morillon et Ménuin, ainsi que ses amis, Spark et les Rékabites. Certains étaient parvenus à s’échapper, mais ils n'avaient pu aller loin, il n’existait plus de frontière ni de pays pour leur donner l’asile politique.
Morillon et Ménuin furent jugés sommairement par un tribunal digne de l’Inquisition et condamnés à mort pour haute trahison.

 

 

*Cf : Jérémie chapitre 35

 

 

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